A 350 jours de la finale de la Coupe de France des rallyes 2027 a Chambéry, le président du comité d’organisation dresse un état des lieux des préparatifs

Vous étiez à  Remiremont où s’est effectué le passage de témoin en faveur de Chambéry pour  2027. Quels enseignements tirez-vous de cette finale ?

« Rien de très nouveau par rapport à ce que nous imaginions d’une finale si ce n’est que c’est forcément un peu plus lourd qu’un rallye national classique. D’un point de vue purement sportif c’est identique à ce que nous savons faire sur une épreuve comme l’Epine (National) par exemple. La grosse différence c’est toute la partie festive qui accompagne le sportif avec notamment le village des ligues qui viennent valoriser leurs territoires, leur savoir-faire. Le point fort de Chambéry sera son unité de lieu a Savoie Expo où tout sera rassemblé. A Remiremont le parc d’assistance était à une dizaine de kilomètres du palais des expositions ce qui ne facilitait pas une vie diurne très active. En revanche les soirées étaient très festives.

A 350 jours de l’évènement où en sont les préparatifs ?

« Le plan est tracé, toutes les actions à mener ont été répertoriées. Il faut désormais distribuer les rôles à chacun, coordonner le travail  des commissions au sein d’une association spécifique qui a été créée afin que les informations ne se diffusent pas en latéral mais que les décisions soient prises collégialement. L’ASAC de Savoie et le comité Rhône-Alpes sont « porteurs » de l’organisation mais ce n’est pas la finale de la Savoie mais celle de la Ligue Rhône-Alpes et de toutes ses ASA qui voudront bien y prendre part. Le premier gros dossier à conclure rapidement va être de finaliser le parcours et d’obtenir l’autorisation des différentes communes pour commencer à quantifier les besoins en postes de commissaires, d’officiels. Ce sera de l’ordre de 270 personnes. »

Les communes concernées vont également avoir un rôle important à jouer ?

«D’autant qu’on leur laissera  la  totale  liberté de gérer leurs bénévoles, leurs buvettes, leurs zones spectateurs. C’est le meilleur moyen d’impliquer les gens dans les communes et surtout aux associations locales de bénéficier de quelques retombées financières. »

En termes de budgets c’est souvent le grand écart d’une finale à l’autre. Remiremont annonçait vouloir faire une finale à bas coût. Qu’en sera-t-il à Chambéry ?

Remiremont a bouclé sa finale avec un budget de l’ordre de 270 à 300.000 Euros. On devrait être dans cet ordre d’idée. J’aimerai ne pas avoir à dépasser plus de 350.000 Euros sachant qu’il y a des postes de dépenses incompressibles mais nous ne sommes pas obligés de rajouter de la couleur et des fastes inutiles. En revanche on mettra un peu d’argent auprès de professionnels de l’évènementiel  pour gérer les animations. A l’instar de Remiremont on veillera aussi à prendre en compte tous les  aspects environnementaux de la finale notamment dans la gestion des déchets. Le sport auto ne peut passer à côté de cela même s’il est déjà très impliqué dans le domaine et possède une bonne image éco-responsable.

Au niveau du tracé le voile a été levé sur le prologue ?

« Le prologue (destiné à finaliser la liste de départ)  a été officialisé sur les communes de Montagnole et de Saint Cassin sur 6,2 km avec une forte implication des habitants. Il nous faudra travailler en amont sur les besoins spécifiques de chacun entre 7 et 13 heures. On s’appuie pour cela sur un comité des fêtes dynamique. Sportivement ce sera un prologue a la fois rapide, technique et spectaculaire avec de nombreuses zones pour le public. Concernant les épreuves spéciales les montagnes autour de Chambéry sont suffisamment nombreuses qu’il n’est pas très difficile  de définir quel sera  notre terrain de jeu. Le choix s’est en revanche effectué sur deux critères. D’une part des facilités de reconnaissance pour les équipages qui viennent de loin et la proximité de parcours « bis » en cas de besoin et d’autre part des zones public accessibles et aménagées. On attend près de 30000 spectateurs sur les deux jours de compétition. Au regard des premières consultations les gens ont envie de nous aider et d’être des acteurs de cette finale.

Les récentes finales ont toutes été couronnées de succès à la fois sportif et économique. Une idée des retombées ?

« Les gens doivent prendre conscience qu’il s’agit d’un événement exceptionnel nous seulement pour le sport automobile puisqu’il ne s’agit que de la 4e finale organisée en Rhône Alpes (après Grenoble, St Marcellin et Oyonnax) depuis 1984 mais aussi pour ses retombées financières notamment à cette période de l’année pour notre département avant que ne débute la saison hivernale. Les statistiques font état de trois millions d’Euros.  Je ne pense pas que le bassin chambérien et le département de la Savoie puissent passer à côté d’une telle opportunité. Les instances de Grand Chambéry et du Conseil Départemental en sont-elles autant convaincues ?